L’interprétation est une tâche ardue, elle doit être faite avec la plus grande précision et nécessite donc une solide connaissance des langues. Outre cette exigence fondamentale, il faut aussi compléter les manquants. En effet dans tout discours, certaines parties sont implicites et il revient donc à l’interprète d’apporter des précisions. Cela requiert donc une excellente culture générale. Un autre point important réside dans le fait de comprendre véritablement le sens que l’orateur donne à ses mots. Il s’agit de faire passer un message aussi clair et aussi exact que possible. Le but est d’arriver à ce que l’auditoire soit en mesure de saisir l’intégralité du discours et de rompre les barrières liées à la pluralité des langues. Les difficultés rencontrées par l’interprète sont multiples, outre le débit impressionnant des textes, il y a également les discours prononcés par des personnes empruntant une langue qui n’est pas la leur. Ce second obstacle est sûrement le plus difficile pour l’interprète car il faut comprendre ledit discours avec les erreurs de prononciation de l’orateur. Cette mission déjà délicate de l’interprète se corse aussi avec les problèmes techniques tels les bruits occasionnés par les mouvements de l’orateur ou les sons provenant des divers objets se trouvant sur la table de celui-ci.
Les différents modes d’interprétation
Il existe quatre façons d’interpréter, chacune d’elle possède des caractéristiques qui lui sont propres. Il y a d’abord l’interprétation consécutive où l’interprète n’intervient qu’une fois le discours achevé. Cette méthode est rarement utilisée à cause des contraintes de temps auxquelles l’interprète est souvent confronté. A l’opposé de l’interprétation consécutive, on a l’interprétation simultanée. Comme son nom l’indique, il s’agit pour l’interprète de traduire le discours au fur et à mesure de son déroulement. Pour cela, il s’installe dans une cabine conçue spécialement à cet effet c'est-à-dire équipé de toutes les installations dont il a besoin (microphones et écouteurs). Un problème se pose lorsque les langues en question sont difficiles à combiner, l’exemple le plus concret est sans doute le cas de l’allemand et du français. Pour ces deux langues, l’interprète doit traduire avec une phrase de décalage. Cela nécessite donc une concentration soutenue, ce qui s’avère fatiguant. Ainsi, les interprètes se relaient dans un intervalle de temps relativement bref (20 à 30 minutes) pour arriver à garder un tel niveau de concentration. Le chuchotage, quant à lui, consiste pour l’interprète à transmettre les informations traduites directement à l’oreille de son mandataire. Un mode d’interprétation se différencie des autres par son cadre informel, c’est l’interprétation dite « de liaison ». Elle est souvent utilisée dans les visites, les réunions de travail… L’interprète ne prend aucune note et ne fait que mémoriser de courts passages du discours pour les traduire ensuite.
Par ailleurs, il faut savoir qu’on ne s’improvise pas interprète. C’est un métier difficile et une simple connaissance approximative des langues ne saurait suffire à l’exercer. A côté de ces qualités linguistiques, il faut aussi posséder d’autres atouts comme une forte personnalité associée à un niveau d’intelligence assez élevé. Une bonne culture générale, soulignons-le, est un impératif dans l’exercice de l’interprétation. Les sujets traités concernent des domaines innombrables et sans cette culture générale, il serait facile de s’égarer voire d’aboutir à des traductions inexactes.
