retour à l'accueil

Alzheimer


 C’est un million 300.000 Français qui seront touchés dans quinze ans. Et autant de familles. "La société ne fait rien pour s’y préparer", s’alarment les associations.

Un accueil des malades "insuffisant et inadapté", des unités "spécialisées Alzheimer" qui sont trop souvent "des lieux de ségrégation"... Le constat des familles de malades est sévère : la prise en charge des 860.000 Français atteints d’Alzheimer n’est pas à la hauteur des besoins.

Les familles qui choisissent de placer leur proche malade en maison de retraite se heurtent le plus souvent au manque de places disponibles dans les centres spécialisés, selon les associations. Et se tournent, à défaut, vers les maisons de retraite "classiques", où les malades d’Alzheimer sont désormais majoritaires. Mais où le personnel n’est pas formé, ni les locaux prévus, pour répondre aux besoins des malades.

"Moins de 600 places en centres thérapeutiques"

Mais la plupart du temps, les personnes atteintes d’Alzheimer vivent dans leurs familles. Pour soulager temporairement leurs proches et travailler la rééducation des malades, il existe des places d’accueil de jour : 5.277 en France, selon le décompte de la fondation Médéric Alzheimer, répartis de manière très inégalitaire selon les départements.

Et encore, ce chiffre est "artificiel" selon Guy Le Rochais, le porte-parole de l’Association France-Alzheimer : "on compte en même temps des places d’accueil de jour en maisons de retraite médicalisées, en hôpital, ou des haltes-garderies. Il y a moins de 600 vraies places en centres d’accueil thérapeutique autonomes."